Les randonnées

En règle générale, on peut atteindre une calanque précise depuis diverses entrées du parc national, tandis que le GR côtier 98-51 relie l’ensemble des calanques, de Callelongue – à la limite de la rade de Marseille – à Cassis, en 11 heures de marche soutenue et parfois acrobatique. Il est bien sûr possible de panacher les deux options : arriver par une calanque, puis, par le sentier côtier, rejoindre la calanque mitoyenne d’où on remontera jusqu’en ville, par sa voie d’accès. Sauf précision, les durées sont indiquées pour un aller.

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  • Callelongue à Marseilleveyre

Accès à Callelongue : en voiture par la route des Goudes ou en bus au départ du métro Castellane, prendre le n°19 direction Madrague-Montredon jusqu’au terminus, puis le n°20 direction Callelongue, jusqu’au terminus (environ 45 minutes).

Durée : 1 heure.

Niveau : facile.

L’amorce du sentier (GR 98-51) est en face du restaurant la Grotte, dans le hameau de Callelongue. Après une brève montée, le chemin contourne un mamelon rocheux coiffé par un sémaphore désaffecté. Vous parviendrez ensuite à la toute petite calanque de la Mouine, frangée d’une minuscule plage de galets. De là, le sentier, presque à fleur d’eau, même à la calanque de Marseilleveyre, que l’on atteint au bout d’une heure de marche environ. Elle est occupée par quelques cabanons et un restaurant.

  • Sormiou à Morgiou

Accès à Sormiou : en voiture par Bonneveine puis la Cayolle. En bus, prendre le n°23 du métro Rond-Point-du-Prado, direction Beauvallon, arrêt la Cayolle (25 minutes). L’été, la route du col est ferlée et il faut donc compter une bonne heure sur route goudronnée pour atteindre la calanque.

Durée : 2 heures.

Niveau : moyenne.

Pour le départ, il faut vous éloigner du bord de mer et grimper raide. Vous cheminerez à une altitude de 230m environ, sur la crête de Morgiou, suspendue entre ciel et mer, avant d’obliquer brusquement vers le nord-est et d’entreprendre la descente sur la calanque de Morgiou. Prudence, la descente est escarpée. A Morgiou, les sages rangées de cabanons ont des allures de carte postale.

  • Morgiou à Sugiton

Accès à Morgiou : en voiture, direction les Baumettes, puis le col de Morgiou. En bus, au départ du métro Rond-Point-du-Prado, prendre le n°22 direction « Les Baumettes » jusqu’au terminus (environ 40 minutes). Comme Sormiou, comptez 1 heure de marche pour rejoindre la calanque à partir de ce point.

Durée : 2 heures.

Niveau : des passages acrobatiques jusqu’à Sugiton.

De Morgiou, la progression n’est guère aisée et il faut compter une quarantaine de minutes pour rejoindre la calanque de Sugiton, à laquelle on accède par un passage raide, équipé d’une main courante et d’une échelle. Très encaissée, fermée à l’est par la perspective de la Grande Candelle, ourlée de criques, c’est probablement la plus séduisante. L’îlot, juste en face, en forme de sous-marin, s’appelle le Torpilleur. Succède une montée abrupte, qui découvre une vue sur la calanque des Pierres-Tombées, prisée des nudistes. Depuis le creux de l’anse de Sugiton, en piquant perpendiculairement à la côte, vous escaladerez le massif par des sentiers rocailleux en direcion du col de Sugiton (217 m), puis du domaine universitaire de Luminy, via la bretelle 6a (pointillés jaunes). A mi-pente, une voie bétonnée servant en cas d’incendie offre une possibilité plus carrossable de rejoindre le massif boisé d’où, par un large chemin, vous atteignez le domaine de Luminy et l’arrêt de bus n°21. A côté, une fontaine d’eau potable vous récompensera de vos efforts !

  • Sugiton à En-Vau

Accès à Luminy (Sugiton) : en voiture, se garer sur le campus de Luminy au niveau de l’Ecole des beaux-arts. En bus, prendre le n°21 au départ du métro Castellane direction Luminy jusqu’au terminus (environ 25 minutes).

Durée : 4 heures (au départ de Luminy ou de la calanque).

Niveau : difficile.

Cette étape spectaculaire débute par le secteur le plus sauvage du massif, puis rallie un secteur plus fréquenté et touristique. Elle se termine par une enfilade de trois magnifiques calanques. Au-dessus des roches plates accueillant les naturistes, le sentier s’incurve vers l’intérieur des terres et entame une ascension progressive le long d’une impressionnante barre rocheuse, la falaise des Toits (attention à ne pas perdre le tracé du GR, qui reste près de la falaise), avant de parvenir à un carrefour de sentiers.

Le dénivelé devient ensuite important, avant de se stabiliser, puis de remonter à nouveau jusqu’au col de la Candelle, point culminant (433 m) de l’étape, au pied de la Grande Candelle (454 m), assez en retrait de la mer. Comptez 50 minutes depuis la jonction avec le GR. Le panorama est fantastique : à l’est, on aperçoit le cap de Canaille qui limite la baie de Cassis. Du col, suivez le tracé en pointillé vert, plus direct que le GR, que l’on rattrape une dizaine de minutes plus tard. Le sentier suit une descente progressive, traverse un vallon, puis se rapproche peu à peu du littoral en restant en corniche.

On pénètre alors dans le massif du Devenson, particulièrement spectaculaire. Désormais, le sentier longe des falaises qui plongent vertigineusement dans l’eau, quelque 250 m en contrebas. Au passage, on devinera la calanque de l’œil-de-Verre, l’aiguille du Devenson, la calanque de l’Eissadon. Ces calanques sont accessibles. A 1 heure 30 du col de la Candelle, vous atteindrez un belvédère, d’où la vue est somptueuse, avant que le sentier n’entame une descente très raide jusqu’au vallon de l’Oule. Le sentier remonte la vallée dos à la mer, en pente douce, jusqu’au col de l’Oule, que l’on atteint en 45 minutes. A ce carrefour, quittez provisoirement le GR et suivez le tracé bleu, sur la crête, jusqu‘au belvédère d’En-Vau, où apparaît, en contrebas, l’éblouissante calanque d’En-Vau. Vous ne tarderez pas à la rejoindre, mais il vous faudra suivre le tracé bleu qui plonge brusquement dans la vallée. Attention, ces passages escarpés la rendent dangereuse.

Les deux aiguilles sont la Petite Aiguille, sur la plage même, et le Doigt de Dieu, qui domine la mer du haut de ses 80 m. Les nombreuses parois abruptes qui la cernent sont le terrain de prédilection des grimpeurs.

  • Traversée Marseille-Cassis

Cette traversée, d’une durée totale de 6 heures – 6 heures 30 environ, emprunte en majeure partie le tracé du GR 98-51. L’essentiel du parcours longe le littoral, avec cependant quelques incursions vers l’intérieur du massif. Attention, la traversée du massif par le GR 98-51 est un itinéraire accidenté, avec des couloirs très escarpés, des falaises à pic et un sentier rocailleux. L’absence d’ombre et les rares possibilités de ravitaillement sont également à prendre en compte. Impossible de tenter ce circuit l’été (sécurité incendie).

Balisage : rouge et blanc (tracé du GR 98-51), tracé jaune et vert (partiel), tracé bleu (partiel), tracé vert (partiel).

Durée : 6 heures – 6 heures 30.

Niveau : moyen à difficile, passage très escarpés nécessitant l’aide des mains. Balisage insuffisant par endroits.

Départ : domaine universitaire de Luminy.

Arrivée : Cassis.

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