Journée de défense du 29/03

Le 29 mars dernier, tous les CF se sont mobilisés au local pour La Défense de la Formation et l’Accès aux Soins en orthophonie. A Marseille, une centaine d’étudiants et de professionnels ont répondu à l’appel et ont manifesté leur mécontentement sur le Vieux Port. C’était un moment fort !

31517062_1678379472246252_9011052257017331712_n.jpg

🔍Zoom sur l’action marseillaise :
▪️Manifestation bruyante : les orthos ont donné de la voix autour de chants et slogans choc.
▪️Distribution de flyers pour sensibiliser les passants.
▪️Actions symboliques.

💬 Au matin du 29 mars, la délégation professionnelle et étudiante a été reçue à l’ARS Paca par Véronique Billaud, directrice déléguée aux politiques de santé et ancien bras droit du ministre de la Santé. Lors de cet entretien, elle a fait preuve d’une écoute attentive de nos problématiques et nous a indiqué qu’elle ferait remonter en main propre nos dossiers au ministère.

🎥 Côté presse :
France 3, la Provence et La Marseillaise étaient présents pour entendre nos revendications.

⁉️Mais alors… pourquoi nous mobilisons-nous ⁉️On vous explique.
Depuis 2013, les orthophonistes sont formés en 5 ans. Malheureusement, ils ne sont toujours reconnus qu’à hauteur de Bac+3 dans la fonction publique hospitalière et au sein des structures de soins.
❌Les conséquences sont nombreuses, et pèsent à la fois sur les patients, les étudiants et les professionnels.

🔻Les patients hospitalisés : La prise en charge orthophonique immédiate est essentielle en phase aiguë (séquelles d’AVC, traumatismes crâniens…). Elle ne peut cependant pas toujours etre assurée en raison de la pénurie d’orthophoniste dans les services hospitaliers. Les chances de récupération des patients en sont ainsi considérablement réduites et cela peut, en outre, conduire à des surhandicaps.

🔻La formation des futurs orthophonistes : Les étudiants ont de grandes difficultés à trouver des stages en institution. En effet, avec un équivalent de 950 temps plein dans la Fonction Publique Hospitalière, les 3300 étudiants ne peuvent pas tous avoir accès à des stages en hôpital au cours de leur formation. De plus, les maîtres de mémoire et les enseignants spécialisés dans la prise en charge hospitalière se font rares. Ainsi, les étudiants sont-ils moins sensibilisés et moins bien formés aux pratiques de la profession dans ce secteur.

🔻Un service hospitalier sans orthophoniste ne formera pas suffisamment les internes (nos futurs médecins prescripteurs) à notre champ de compétences, mettant ainsi la profession tout entière en danger.

Nous disons NON à la disparition de l’orthophonie hospitalière et en structure.

💥ORTHOPHONIE : TOUS TOUCHÉS, TOUS CONCERNÉS. 💥

Publicités